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[archive cinéma]
Fragile(s)

genre: divers


réalisateur
Martin Valente
comédiens
Jean-Pierre Darroussin, image disponible François Berléand, image disponible Jacques Gamblin

  • Sortie le 20-06-07

critique
+++_ Pas tant que ça...

Affiche Affiche Caroline Cellier et François Berléand, la fragilité à bout de bras. Caroline Cellier et François Berléand, la fragilité à bout de bras.

Forum
[25-06-07 par laulem]: «Ennuyeu(ses)»
Je me suis ennuyée !!!! La forme chorale est utilisée sans aucun bénéfice pour l'histoire,...
[22-07-07 par rotko]: «fragiles»
Ils attendent tous quelque chose : l'un, le succès de son film, l'autre, un coup de...
[critique]

+++_ Pas tant que ça...

par Bénédicte Arcens le 13-06-07

Le cinéma aime les destins qui se croisent, les rencontres fortuites, les coïncidences de la vie, Martin Valente, avec Fragile(s) se lance dans cet exercice de style sur les chemins brillamment damés par des Lelouch, Almodovar ou Inarritu.

Six personnages. Sara, Paul, Yves, Nina, Vince et Hélène. Six solitudes tour à tour désabusées, désenchantées, tragiques, douloureuses, énigmatiques vont s'approcher, s'observer, s'écouter, se comprendre pour finalement s'aider parfois inconsciemment, et même s'aimer.

Martin Valente s'offre un casting épatant : Berléand, Darroussin et Gamblin sont profonds et mesurés dans leur douleur respective habitées par l'échec, la séparation et la mort. Caroline Cellier excelle dans son rôle de grand-mère ayant du mal à porter son age et son vécu, Marie Gillain, métamorphosée en en jeune rockeuse camée est étonnante de justesse et de gravité, sans oublier Sara Martins, petite jeune femme errante et indécise, qui dévoile une sensibilité fragile et touchante. Les échanges, forts et authentiques, laissent deviner une direction d'acteur nourrie d'émotion et de complicité. L'empathie pour l'état de fragilité psychologique des personnages est immédiate, on compatie, en témoin muet, ému par ces morceaux de vie craquelée.

Nul doute que Martin Valente avait pris un risque en se lançant dans un film choral, forme scénaristique en général difficile à maîtriser, mais le résultat est là : pas de longueur, le fil des rencontres déroule harmonieusement, les pièces du puzzle se retrouvent naturellement, l'interprétation est plus qu'à la hauteur, la musique habille l'image, le temps passe vite, Fragile(s) est un film solide, intense et émouvant.