[archive cinéma]
2 days in Paris

genre: divers


réalisateur
Julie Delpy
comédiens
Julie Delpy, Adam Goldberg

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  • Sortie le 11-07-07

    infos: Genre : comédie romantique. Durée : 1h36.


critique
- Deux jours à Paris, ça use!

Affiche

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Jack (Adam Goldberg) hésite : est-ce qu'il ne ferait pas mieux de choisir la poupée à la vraie?

Jack (Adam Goldberg) hésite : est-ce qu'il ne ferait pas mieux de choisir la poupée à la vraie?



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[critique]

-___ Deux jours à Paris, ça use!

par Bénédicte Arcens le 04-07-07

Julie Delpy est une vraie gamine. Il aura fallu attendre son premier long métrage pour en avoir la preuve ultime. Une comédie d'adulescente, gavée de clichés politiques et sociaux dans laquelle elle s'offre le rôle principal : celui de la petite rebelle agitée insupportable qui s'indigne de tout et insulte tout le monde.

Douée d'une naïveté manichéenne, Julie Delpy nous explique qu'il y a des bons et des méchants, que les méchants Américains ce sont les Républicains qui sont allés jusqu'à faire exploser leur démocratie, que les gentils Français ce sont les post soixante-huitards comme ses parents (les vrais dans le film) qui parlent de cul toute la journée mais qui se le lavent manifestement qu'une fois par semaine -des personnages grossiers, outranciers, presque navrants, soit disant cultivés, dans les faits plutôt adeptes du bouillon de culture.

Julie Delpy plonge la tête la première dans le cliché du chauffeur de taxi raciste, invente la pédophilie de droite (le jeune bourgeois part se faire des gamines de douze ans aux Philippines), ne se remet pas d'utiliser autant de papier toilette (les filles ça s'essuie à chaque fois que ça fait pipi donc ça déboise les forêts tropicales), croise des anciens amants à tous les coins de rue (parce que les françaises, elles ont la cuisse libérée depuis que soixante-huit a déchiré leurs culottes)... Elle crie, hurle, pleure. A se demander comment son boyfriend Jack (Adam Goldberg, au demeurant excellent) fait pour la supporter. Certes, il bénéficie lui aussi de son lot de névroses, -celles du démocrate américain, les microbes, le bio, tout ça, mais son cas est moins pathologique, juste un New-Yorkais perdu dans ses réflexions humanistes. On attend qu'il lui fiche des claques pour lui remettre les idées en place, il la quittera presque. Mais non il reste. Finalement, ouf ! Qu'il se la garde !