Share/Bookmark
[archive cinéma]
Le feu sous la peau

genre: divers


réalisateur
Paul Goldman
comédiens
Emily Barclay, Michael Dorman

  • Sortie le 18-07-07

    infos: Genre : drame. Durée : 1h30.


critique
- La migraine dans la tête

Affiche Affiche Maman tarée (Emily Barclay), papa décérébré (Michael Dorman), bébé secoué: la famille crétin presque au complet. Maman tarée (Emily Barclay), papa décérébré (Michael Dorman), bébé secoué: la famille crétin presque au complet.

Forum
Soyez le premier à donner votre avis
[critique]

-___ La migraine dans la tête

par Bénédicte Arcens le 12-07-07

L'argument était pourtant hautement philosophique : le conflit entre l'inné et l'acquis dans l'expérience du mal. Mais le résultat donne la migraine. Du rock'n roll à s'en faire péter les tympans, des rails de coke, de l'alcool, du sexe. Et des crétins à n'en plus finir : le frère, crétin ultra violent qui tranche la tête d'un pauvre caissier qui l'a traité de pédé, la soeur, crétine de dix-neuf ans le nez dans la poudre qui maltraite son bébé et rend son père responsable de la misère du monde, enfin, surtout de la sienne. Le crétin de père bien sûr, qui a toujours pourri gâté ses crétins d'enfants et qui perd pieds dès qu'on le bouscule, le fiancé, amoureux de la crétine qui finira par tuer son père par amour, le copain du frère, pour le coup pathologiquement crétin qui se fera accuser à la place du fiancé. Bref une équipe gagnante qui éructe des dialogues de haute volée, des clichés permanents sur une délinquance habillée par un stylisme vintage, limite ringard, singeant le Tarantinesque.

Les dix premières minutes sont certes convaincantes : la réalisation est légère voire amusante, les comédiens semblent bons. Mais la promesse de passer un bon moment de cinéma est vite perdue, dans l'excès, trop de rouge à lèvres, de nibards qui explosent dans le vinyle, trop de bagnoles, trop de cris, trop de défonce, trop de pathos ( le bébé en larmes, systématiquement témoin des scènes de violence), trop d'évidences, trop de bêtise. Une demie-heure plus tard, le mal de crâne est installé, on farfouille dans son sac à main pour trouver deux cachets de Doliprane sans crainte de rater une scène essentielle. Et pour cause, il n'y en a pas.