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[archive cinéma]
La vérité ou presque

genre: divers


réalisateur
Sam Karmann
comédiens
Karin Viard, André Dussolier

  • Sortie le 12-09-07

    infos: Genre : Comédie Dramatique. Durée : 1h35.


critique
++__ L'amour toujours... ou presque

Affiche Affiche Quitte à porter des cornes, autant qu'elles soient belles. Quitte à porter des cornes, autant qu'elles soient belles. Marc (François Cluzet), Anne (Karin Viard), Caroline (Julie Delarme), Vincent (André Dussollier): maintenant, devinez qui est avec qui... Marc (François Cluzet), Anne (Karin Viard), Caroline (Julie Delarme), Vincent (André Dussollier): maintenant, devinez qui est avec qui...

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[critique]

++__ L'amour toujours... ou presque

par Bénédicte Arcens le 07-09-07

Anne est mariée à Thomas, qui a un faible pour Caroline, la jeune femme de Marc, l'ex mari d'Anne, elle-même sensible au charme de Vincent, terriblement jalousé par Lucas.

" La vérité ou presque " est une comédie dramatique version chorale qui parle de l'amour et du mensonge. Deux couples traversant une zone de turbulence sympathisent avec Vincent (André Dussolier), un homme étrange, à la sexualité ambiguë. Vincent, qui a appris très tôt à assumer sa différence devient le catalyseur des non-dits, des peurs et des espoirs, il sème le trouble par son comportement direct mais équivoque, en même temps qu'il rassure par l'aisance de la maturité.

Le ton est sympathique, les dialogues souvent drôles, certaines situations frôlent la comédie de boulevard mais restent légères et crédibles grâce au jeu subtil des acteurs qui offrent au film une palette de couleurs et d'émotions saisissantes. François Cluzet est formidable en éternel adolescent, déterminé à passer pour plus heureux qu'il n'est. Karine Viard campe une femme active qui déborde de vulnérabilité, Dussolier, intelligent et raffiné, assume une homosexualité sans outrance sans oublier Brigitte Catillon, remarquable de cynisme et de dérision. Une très belle équipe de comédiens, donc, au service d'une histoire dans laquelle la musique est un acteur essentiel, à travers l'histoire, en fil rouge, du personnage de Pauline Anderton, une chanteuse de Jazz blanche qui connut son heure de gloire au début des années 60.

Le résultat est agréable, on passe un bon moment. Un scénario un peu lisse mais bien ficelé dans lequel Sam Karmann, le réalisateur (et acteur, dans le film) met en évidence une vérité : on peut aimer pour toujours, mais pas tout le temps...