[archive cinéma]
L'histoire de Richard O.

genre: divers


réalisateur
Damien Odoul
comédien
Mathieu Amalric

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  • Sortie le 19-09-07

    infos: Genre : Drame. Durée : 1h15


critique
- Sale histoire

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[critique]

-___ Sale histoire

par Anne Eyrolle le 16-09-07

En proie à son désir pour les femmes, Richard O. explore les arcanes sinueux de l'érotisme, à travers Paris au mois d'août et ses habitantes estivales. Voilà pour le synopsis, liquidé en une phrase sur la première page blanche du dossier de presse. La simplicité d'un concept érotico-intellectuel en étendard, Damien Odoul espère ainsi éviter toute méprise: " ceci n'est pas un porno, mais un film humain à profondeur ontologique.

Le premier plan lui suffit pour annuler son effet d'annonce. Un bar glauque, un garçon transpirant et faisant tourner sa bière autour d'une fille vulgaire. Le désir pourra t-il émerger d'une image aussi sale? L'interrogation a déjà trouvé sa réponse, négative, que confirmera une multitude de plans crus et de dialogues rares mais vains. Le souci de réalisme pourrait être une justification, il ne tient pourtant pas la route : les scénarii improbables se succèdent sans explication. Pour exemple : notre héros choisit ses femmes cobayes par l'entremise de son ami qui les " caste " dans la rue en leur demandant de parler de leurs fantasmes face à une caméra. Le succès de ce micro-trottoir relève de la science fiction. Quant à cet ami, ingrat au plus haut point - et ce n'est pas l'insulter, puisque c'est de toute évidence pour salir un peu plus son propos qu'Odoul le saisit en plan serré, le voir soudain éveillant un désir fou chez une suédoise sculputurale laisse pantois s'il ne fait pas rire. Le réalisateur voulait du burlesque? Raté, il sombre dans le ridicule et le pathétique.

Pour plonger dans les affres du désir et les touments qu'il cause, les coîts acrobatiques et les rencontres insensées ne sont pas d'une grande efficacité -c'est peu de le dire. Au final, que retient-on? Des fesses, de la sueur de draps et dessous de bras, et le souvenir qu'on espère vite effacer de Mathieu Amalric en héros pervers et rebutant d'un film éhontément bâclé.