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By the ways. A journey with William Eggleston

genre: divers / durée: 1h27


réalisateurs
Vincent Gérard, Cédric Laty
comédien
William Eggleston

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  • Sortie le 07-02-07

critique
- No way !

UNDEF

Vincent Gérard tenterait-il de saouler William Eggleston à la bière pour lui arracher plus de trois mots?

Vincent Gérard tenterait-il de saouler William Eggleston à la bière pour lui arracher plus de trois mots?



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[critique]

-___ No way !

par Marianne Schönwasser le 10-02-07

Voici un film qui mériterait d'être montré dans toutes les écoles de cinéma du monde en ouverture d'un cours intitulé " Le film prétentiard : méthodes et pratiques ". Parce que, ouh là là, Dieu que ce film se regarde son nombril en celluloïd.

Censé brosser un portrait du photographe américain William Eggleston, By the ways atteint très vite (15 minutes environ...) ses limites. Lesquelles limites s'appellent William Eggleston lui-même. Pas l'oeuvre bien sûr, qui, dans des couleurs vives, passe l'Amérique au scalpel, mais le bonhomme lui-même. Car oui, Monsieur Eggleston est aussi bavard que le fidèle Bernardo de Zorro et on a comme le sentiment que nos deux documentaristes s'en sont rendus compte un peu tard. D'où la question : comment faire un doc dont le sujet est aussi disert qu'un panda neurasthénique ? Eh bien on sort les rames ! On se rattrape en soignant son cadrage, on se tourne vers les proches (pas toujours passionnants...).

Bon, pourquoi pas... Disons que le docu se laisse jusqu'ici regarder comme on feuillette les pages modes du magazine Numéro : ça ne prend pas la tête et ça donne le sentiment d'être un peu arty. Mais là où le procédé devient franchement méprisable, c'est quand Gérard et Laty décident de se moquer copieusement du pauvre hère à qui il arrive la même mésaventure qu'à eux. A savoir : ils restituent l'interview que tente de mener un pauvre journaliste allemand. Lequel n'arrive à obtenir d'Eggleston que des mono-syllabes. On ne peut s'empêcher de flairer une sorte de joie cruelle dans la démarche des deux documentaristes, du style " ça fait quand même plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls dans la panade ". Et de l'indifférence, le spectateur bascule doucement mais sûrement à l'agacement devant un tel manque d'élégance...