[archive cinéma]
Snow cake

genre: divers / durée: 1h52


réalisateur
Marc Evans
comédiens
Sigourney Weaver, Alan Rickman, Carrie-Anne Moss

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  • Sortie le 31-01-07

critique
+___ Small Cake

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[critique]

+___ Small Cake

par Marianne Schönwasser le 10-02-07

Comment une actrice, certes plutôt bonne mais qui n'a plus inscrit un rôle marquant à son tableau de chasse depuis -allez- 10 ans, peut-elle faire pour rebooster sa carrière ? Bingo ! Rien ne vaut un bonne performance extrême qui, si on a de la chance, peut conduire tout droit aux Oscars. Pour Sigourney Weaver, cela a à peu près marché. Certes, elle n'est pas nominée pour les Oscars, il n'empêche qu'elle a réussi à créer un petit buzz autour de sa prestation.

Qu'en est-il dans les faits ? Que penser de cette rencontre entre Alex, quinquagénaire amer et Linda, autiste vive et imprévisible, liés tous deux par la mort de la fille de cette dernière dans cette ville de Wawa (ça ne s'invente pas...), Ontario?

Sincèrement ? Pas grand chose. Un film honnête, voilà tout, très convenu dans le genre " rencontre-entre-deux-êtres-que-tout-oppose " avec la morale attendue " n'est-pas-le-plus-handicapé-celui-qu'on-croit ". Le tout avec la kyrielle de métaphores, symboles (le fameux snow cake) qui s'imposent. Alan Rickman, comme d'habitude, est juste, dans un registre qu'on lui connaît bien : celui du taiseux qui doit avoir 12 000 pensées qui lui moulinent la tête en même temps. Sigourney Weaver en fait un peu trop dans la performance d'actrice même si elle parvient sans mal à faire exister son personnage. Seule vraie originalité : Carrie-Anne Moss (Matrix) dans un rôle aussi ambigu qu'intéressant de " fille facile du coin " troublant le pauvre Alan. Grâce à ce personnage de Maggie, la scénariste du film, Angela Pell, crée un rapport triangulaire, rompant un peu le schéma classique de ce genre de film ayant pour héros des handicapés (Rain Man, L'histoire d'Helen Keller...) où le rapport exclusif entre le " normal " et le " déficient " semble être la règle. Laquelle aurait pu être franchement brisée si on avait osé faire davantage exister ce personnage de Maggie.