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[archive cinéma]
La ronde de nuit

genre: divers


réalisateur
Peter Greenaway
comédiens
Martin Freeman, Eva Birthistle, Jodhi May, Emily Holmes

  • le 27-02-08

    infos: Genre : fiction inspiré d'Histoire. Durée : 2h05.


critique
- Rembrandt sans inspiration

Rembrandt (Matrin Freeman) et Saskia (Eva Birthistle), quand tout allait encore pour le mieux Rembrandt (Matrin Freeman) et Saskia (Eva Birthistle), quand tout allait encore pour le mieux La Ronde de nuit de Rembrandt, un tableau complexe à déchiffrer... autant qu'à adapter La Ronde de nuit de Rembrandt, un tableau complexe à déchiffrer... autant qu'à adapter

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[critique]

-___ Rembrandt sans inspiration

par Anne Eyrolle le 20-02-08

Peter Greenaway est un fou de peinture dont il s'inspire souvent (voir "Meurtres dans un jardin anglais", notamment). Le problème c'est que cette passion, aussi sincère soit-elle, n'est pas très généreuse et si l'homme semble se régaler entre les pinceaux, le spectateur est laissé de côté, refroidi par un recherche d'esthétisme perpétuelle et écrasante.

Evidemment, il y a du talent. Dénicher cette histoire et en faire une sorte de thriller en est déjà la preuve. Le point de départ, c'est cette fameuse "Ronde de nuit". Réalisée en 1642 sur commande, l'oeuvre réunit 34 membres de la milice civile d'Amsterdam. Mais qui sait y regarder de plus près constatera que le tableau est bourré de codes infiltrés par le peintre, Rembrandt, pour dénoncer les agissements vils et meurtriers de cette classe dominante. Alors au sommet de sa gloire, l'artiste paiera cher ce courage, en sombrant dans la misère et l'oubli.

La reconstitution de Greenaway est impeccable, mais proposer une série de beaux tableaux, avec de jolis costumes et de superbes lumières ne suffit pas. Filmé comme d'autres photographieraient les unes après les autres des peintures dans un musée, "La ronde de nuit" n'a de mouvement que dans le titre. C'est figé, c'est lent, c'est redondant, et, malgré l'intrigue meurtrière, voué à ne mener nulle part. La seule force du film réside dans le mystère de ce tableau à clés, mais que Greenaway tarde à révéler, moins en maître du suspense qu'en passionné mal inspiré.