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[archive cinéma]
15 ans et demi

genre: comédie


réalisateurs
François Desagnat, Thomas Sorriaux
comédiens
image disponible François Berléand, image disponible François Damiens, image disponible Julie Ferrier, image disponible Daniel Auteuil, image disponible Juliette Lamboley, image disponible Lionel Abelanski
producteurs
Patrick Ledoux, Luc Bossi

  • le 30-04-08

    infos: Genre : comédie. Durée : 1h37


critique
+___ Déconseillé aux plus de 15 ans et demi

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[critique]

+___ Déconseillé aux plus de 15 ans et demi

par Anne Eyrolle le 27-04-08

Scientifique vivant aux Etats-Unis depuis 15 ans, Philippe Le Tallec (Daniel Auteuil) décide de vivre quelques semaines en France pour passer du temps avec Eglantine, sa fille de 15 ans et demi, pendant l'absence de sa mère. L'occasion, pense t-il, de tisser enfin des liens avec cette enfant qu'il connaît si peu. Mais c'est oublier que le bébé qu'il a quitté a beaucoup grandi et que ses préoccupations (en gros, amour, sorties et copines) laissent peu de place à un père en quête de complicité.

En père divorcé démuni face à son ado de fille, Daniel Auteuil surprend d'abord : qu'est-il aller faire dans un projet pareil? Mais puisqu'il sort son grand jeu comique, c'est assez rare -et agréable- pour se laisser regarder. A ses côtés, Juliette Lamboley a toute la fraîcheur de la jeune fille en plein épanouissement qu'elle incarne, délicieuse et touchante. Et quoique assez caricatural, le couple de bobos allumés formé par François Damiens et Elise Larnicol offre quelques prestations plutôt drôles. Voués aux films pour (très) jeunes adultes à tendance régressive ("La Beuze" n'a ps été Bidet d'Or 2003 pour rien), les deux réalisateurs prouvent de nouveau qu'ils connaissent la jeunesse, ses désirs mais surtout ses délires : les scènes de soirées sonnnent particulièrement justes, et même si tous ne finissent pas leurs samedis en rave, les jeunes n'auront aucun mal à se retrouver dans ce dessin d'une adolescence en quête de plaisir en même temps que d'identité.

Hormis ces quelques qualités, le film ne devrait pas marquer l'histoire du genre, loin de là. On en retient avant tout quelques énormes fautes de goût dignes des plus pauvres séries pour pré-ado, telles que les apparitions de Berléand en Einstein, ami invisible et fantasmé du père, l'accumulation de clichés, notamment dans le portrait des parents, et la pauvreté du scénario, qui se limite à une course poursuite entre le père paumé et la fille déroutante et qui se termine sans surprise sur une déclaration d'amour filial.

15 ans et demi c'est aussi, peu ou prou, l'âge indiqué pour le public de cette comédie familiale sans aucune originalité mais juste.