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[actualité musique]
THE WHITEST BOY ALIVE - Rules

genre: pop


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image disponible The Whitest Boy Alive

  • Disponible le 03-03-09
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critique
+++_ Le funk de l'homme blanc

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[critique]

+++_ Le funk de l'homme blanc

par Dave Kouliche le 09-02-09

Lorsqu'ils ont débuté, en 2003, ils élaboraient une "dance music" évidemment bien à sa place dans une ville de Berlin déjà devenue La Mecque de la musique électronique mondiale. Peu à peu, les machines ont laissé la place aux instruments, et Dreams (2006), le premier album de The Whitest Boy Alive, fut un des excellents disques pop de l'année 2006. Rien d'étonnant, cependant, à voir le groupe allemand emmené par le Norvégien Erlend Øye, également leader des Kings Of Convenience, revenir à ses premières amours pour un Rules plus orienté vers les dancefloors, qui pourrait bien lui valoir un premier vrai succès commercial.

L'ensemble de ce second opus est en effet immédiatement accessible et entraînant. Rien ne vient entraver la simplicité des mélodies et la fraîcheur d'un groove qui trouve son équilibre dans l'économie de ses moyens : basse, batterie, synthé et voix, pour l'essentiel - la guitare se cantonnant le plus souvent à assurer un appui rythmique. Très influencé par le funk, le son de The Whitest Boy Alive est désormais dominé par des lignes de basse bien rondes et de petits soli de Rhodes (un clavier au son cristallin), de sorte que ce Rules s'avère moins touffu et orchestré que son prédécesseur. Tout y est marqué de la patte typiquement scandinave d'Erlend Øye, c'est-à-dire, sans donner dans le cliché, éthérée, précise et précieuse. Sa voix, très pure, a un côté impersonnel qui confère une certaine noblesse mélancolique à des morceaux par ailleurs très directs et joyeux. Revers de la médaille, certains d'entre eux pêchent par leur manque d'énergie et d'implication, comme le très mou du genou "Rollercoaster Ride".

Parmi les réussites de ce bel album, "Courage" est certainement la plus flamboyante, avec ses motifs synthétiques empruntés à la musique house, ses couplets au bon goût eighties et son refrain répétitif et euphorisant. Un titre qui évoque l'inégal groupe électro-pop français Phoenix et son "If I ever feel better ?" La très rétro "High On The Heels" reprend elle aussi des éléments house, mais sous la forme d'un pastiche pop rigolo et sans prétention. Citons également l'aquatique "Intentions", sorte de balade soul chaloupée, proche du travail d'un Camille Bazbaz. Pour résumer, The Whitest Boy Alive livre un second long-format consistant, certes loin d'être révolutionnaire, mais truffé de mélodies accrocheuses et limpides. Il lui manque juste un petit grain de folie pour nous séduire à 100%.

[bio]
artiste: The Whitest Boy Alive
The Whitest Boy Alive

The Whitest Boy Alive est un groupe de musique électro-pop formé à Berlin en 2003. Le groupe comprend le chanteur-guitariste norvégien Erlend Øye (également leader des Kings Of Convenience), et les Allemands Marcin Öz (basse), Sebastian Maschat (batterie) et Daniel Nentwig (piano Rhodes et synthétiseur Crumar). Ils possèdent leur propre label, Bubbles. Leur premier album, Dreams, sort le 21 juin 2006 en Allemagne. Le second album, Rules, paraît quant à lui le 3 mars 2009.