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Réalisateur, scénariste, acteur, producteur américain né en 1935 à Brooklyn.

De son vrai nom Allen Stuart Konisberg, il passe son enfance, à Midwood (Brooklyn) dans une famille newoyorkaise. Formé à l'école judaïque jusqu'à l'âge de 8 ans, puis à l'école publique, il suit ensuite des études à la Midwood High School. Surnommé " Red " du fait de sa couleur de cheveux, il épate les étudiants à renforts de tours de magie et de cartes.

Dès le lycée, il commence à écrire de blagues ou sketches pour un agent David O. Alber qui les revend à des comiques ou animateurs. À 16 ans, il écrit déjà pour des stars de télé comme Sid Caesar. C'est à cette période qu'il choisit son pseudo.

Etudiant à l'Université de New York en communication et cinéma, sa passion pour lécriture l'emporte finalement : à 19 ans, il écrit pour d'importantes émissions de télévision comme "The Ed Sullivan Show", et "Caesar's hour".

En 1960, il entame une carrière dans le stand-up, tout en poursuivant sa collaboration à des show télé. Parallèlement, certaines de ses nouvelles sont publiées dans le New Yorker.

C'est à cette période qu'il crée son personnage d'intello névrosé, à partir de ses propres defauts physiques et psychiques qu'il transforme en traits comiques. Le succès croît ; télévision, nightclubs, il apparaît meme en couverture du Life Magazine.

En 1965 commence sa carrière cinématographique: il produit et apparaît dans "What's New, Pussycat?".

Après plusieurs expériences d'acteur et producteur, les années 70 sont celles de ses premières réalisations :"Prends l'oseille et tire-toi", "Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander", "Sleeper", "Guerre et amour"... Autant de comédies très marquées par l'esprit de ses sketchs télévisés.

Dans les années 80, sa période la plus prolifique, il écrit et réalise ses films les plus célèbres : "Annie Hall", "Manhattan", "La Rose pourpre du Caire", "Hannah et ses soeurs"... Peu à peu, le réalisateur quite la comédie pure au bénéfice de la comédie dramatique, dominé par l'univers tourmenté de son propre personnage aux interrogations existentielles et réglées par l'humour. Plus sombres et mélancoliques, "Interiors", "September", "Stardust Memories".

Dans les années 1990 il ose les sytles plus variés : expressionisme allemand avec "Ombres et brouillard", suspense avec "Meurtre mystérieux à Manhattan", comédies avec "Coups de feu sur Broadway" et "Maudite Aphrodite", comédie musicale avec "Tout le monde dit I love you". Sans oublier le plus "allenien" de tous "Harry dans tous ses états", où une multitude de personnages se croisent pour n'en former en réalité qu'un... L'égocentrisme de Woody Allen à son paroxysme.

Depuis 2000, il se concentre essentiellement sur la comédie pure : "Escroc mais pas trop", "Le Sortilège du scorpion de jade", "Hollywood Ending", "La Vie et tout le reste", "Melinda et Melinda". Le succès est moindre, jusqu'au très réussi "Match point", révélant Scarlett Johansson. Ce film est réalisé à Londres, comme les suivants : "Scoop" (2006), et le policier "Le rêve de Cassandre" (2007).