Réalisateur français né en 1920 à Tulle. De son vrai nom Jean-Marie Maurice Schérer, il est professeur de lettres quand il publie un premier roman, "Elizabeth", en 1946. Quatre ans plus tard, ce passionné de cinéma devient directeur de "La Gazette du Cinéma". Animateur du ciné-club du quartier latin, c'est là qu'il fait la connaissance d'autres passionnés du 7ème art, tels que Godard, Rivette, Truffaut ou Chabrol, avec lesquels il intègre bientôt "Les Cahiers du Cinéma", dont il sera rédacteur en chef de 1957 à 1963. De cette bande qui lancera bientôt "la Nouvelle Vague", il est le premier à passer à la réalisation, en 1950, avec le court-métrage "Le journal d'un scélérat". Depuis "La sonate de Kreutzer", son premier long sorti en 1956, on lui doit ubne trentaine de réalisations, tirées de ses propres scénarios, à l'exception de quelques adaptations littéraires ("La marquise d'O", 1976, "Perceval le Gallois", 1978, "Les Amours d'Astrée et Céladon", 2007). Dans les années 60-70, après avoir crée la société "Les films du Losange" avec Barbet Schroeder et qui produira tous ses films, il lance un cycle de films qu'il appelle "Contes moraux". "La boulangère de Monceau" (1963, Court-métrage) "La collectionneuse" (1967), "Ma nuit chez Maud" (1969), "Le genou de Claire" (1970), "L'amour l'après-midi" (1972) sont quelques unes des réalisations de cette période. Le réalisateur y impose ses thèmes de prédilection : l'amour, la fidélité, le destin. Et son style, très littéraire tout en se focalisant sur le quotidien, épuré en même temps que souvent sophistiqué... Les années 80 sont celle du cycle dit "Comédies et Proverbes" : "la femme de l'aviateur" (1980), "Le beau mariage" (1982), "Pauline à la plage" (1983), "Le rayon vert", (1986), "L'amie de mon amie" (1987)... Suivent les Contes des quatre saisons : "Conte de printemps" (1990), "Conte d'hiver" (1992), "Conte d'été" (1996), "Conte d'automne" (1998)). Parallèlement, il a régulièrement tourné des films "hors-cycle" et ecclectiques, de la fable ("L'arbre, le maire et la médiathèque" 1993), au film d'espoinnage ("Triple agent", 2003), en passant par le film d'époque ("L'anglaise et le duc" 2001)...