genre: divers
Françoise Petit
Jean-François Balmerinfos: Du mardi au vendredi à 19h. Le samedi à 16h.
prix: de 10 € à 35 €
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Deux plaisirs pour le prix d'un
par Anne Eyrolle le 01-04-07
A moins d'un demi-siècle d'intervalle, deux hommes vont consacrer leur vie à la création d'une oeuvre géniale, peinture historique du coeur humain : Beethoven et Balzac. Il ne fallait pas plus que ce but commun et titanesque pour donner à Françoise Petit une raison de les réunir sur une même scène. Mais comment s'y prendre? Le plus simplement du monde : en donnant la parole tantôt à l'auteur de "La Comédie Humaine" en la personne de Jean-François Balmer, tantôt au compositeur de "La symphonie en ut mineur" grâce au Quatuor Ludwig. Un choix de peu de risque : le premier, comédien fétiche de la metteur en scène, a déjà fait ses preuves dans l'exercice ardu d'interpréter seul en scène un génie de la littérature (" Baudelaire ", en 2005, au Théâtre du Ranelagh, ). Quant au Quatuor, plusieurs fois récompensé et reconnu comme l'un des meilleurs de sa génération, il a l'habitude des scènes de théâtre pour avoir déjà accompagné, entre autres, des lectures par Marie-Christine Barrault (" La musique prend la parole, 2006) et par le scientifique Hubert Reeves. De quoi fournir, sans surprise, deux prestations des plus réussies. Dans un jeu très classique, Balmer donne à savourer la plume crue et drôle de Balzac, ici intelligemment résumée par le choix de 5 extraits évocateurs : avec Vautrin, " Le père Goriot ", " la pension Vauquer ", " Ferragus " et " La Peau de Chagrin ", "Le Talisman" propose de (re-)découvrir la finesse d'un esprit qui a su saisir le fond universel des passions humaines imprimée sur la toile sociale du début du XIXème. Balmer joue, triomphant. A ses côtés, vêtus de leurs beaux costumes d'époque, les musiciens sont tout aussi irréprochables et classiques. Françoise Petit est allée au plus simple et au plus efficace, oubliant peut-être qu'il ne suffit pas d'additionner deux plaisirs pour créer un grand spectacle. Mais confortablement installé dans son fauteuil face à tant de talent, qui oserait douter de la perspicacité profonde de cette rencontre entre musique et littérature, et reprocher qu'elles se passent le relai de façon tout à fait arbitraire? On écoute, voilà tout. Et l'on se dit que Balzac, vraiment, c'est exquis et que Beethoven, décidemment, c'est un délice.
Metteur en scène et directrice de Théâtre (actuellement à Soissons) Elle est étudiante en ma^trise de théâtre quand elle devient assistante de Pierre DEBAUCHE au Théâtre des Amandiers de Nanterre. Ensuite, elle fait équipe avec Stéphane LISSNER au Théâtre Mécanique, avec Caroline HUPPERT et Michel FAGADAU au Théâtre de la Gaîté Montparnasse. En 1979, elle suit Jacques WEBER, nommé directeur du CDN de Lyon-Théâtre du 8ème. Elle y crée sa première mise en scène en 1980 du "Mariage de Figaro" de BEAUMARCHAIS. Suivent "Trente millions de Gladiator" d'Eugène LABICHE au Théâtre des Amandiers de...
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